Depuis quelques temps, je ne saurai expliquer quand, je trouve que ma relation avec mes belles filles s'est adoucie. On s'entendait déjà assez bien, mais depuis un petit mois, quelque chose à changé. C'est encore mieux. Je ne sais pas si cela va durer, mais j'ai envie d'y croire.

Je suis plus détendue dans mon rôle de belle mère. Peut être ce blog m'a t il aidé à me sentir plus légitime?

Je n'ai bien sûr pas la réponse à cette question (ce serait trop simple).

Alors que je discutais avec ma belle-mère (la mère de mon mari, que de belles-mères dans cette histoire!), celle ci a laché "oh oui belle-mère c'est pas facile, Machine, elle a beaucoup de mal avec Truc".

euh...

comment dire...

 

Belle-mère, c'est vraiment pas un truc facile. Vraiment. Et même quand on y arrive bien. Parce qu'on s'en est vus pour en arriver là, on a fait des concessions, tous, on a perdus des illusions, tous, on s'est excusés quand on a parlé trop vite, on a écouté quand on était fatigué, on a supporté des émissions débiles à la télé alors qu'on avait mal à la tête, on a annulé des balades, on s'est pris des vacheries dans la figure, on a fait trop de lessives et pas assez de gateaux. Bref, on en bavé.

Et c'est pas parce qu'on a réussi (au moins temporairement, ne soyons pas trop optimistes!) que cela n'a pas été dur.

Et ce n'est pas vrai que pour les belles-mères. C'est vrai pour celles qui ont attendu longtemps avant de pouvoir faire un enfant, celles qui retrouvent l'amour après un célibat interminable, celles qui trouvent enfin un boulot, celles qui réussissent leur bac avec mention, celles qui ont 5 enfants parfaitements élevés qui savent se tenir dans le train et dans l'avion même à 4 ans, celles dont les enfants mangent tous les soirs des plats maisons, celles qui rentrent du boulot à 17h30, celles qui retrouvent leur taille fine après leur grossesse.

Et tous ceux aussi, qui ont vaincu leur peur du noir, qui réussissent leur première blanquette de veau, qui trouvent enfin quel métier ils veulent faire, qui sont optimistes en toute situation.

Alors, s'il vous en reste un peu : ayez aussi de la compassion pour ceux qui réussissent. Ben oui, eux aussi, ils en ont bavé.