A noël, les enfants sont pourris gâtés. c'est un fait acquis. On voudrait qu'il en soit autrement, mais au dernier moment, nous rêvons de voir dans leurs yeux ce que nos parents avaient mis dans les notres : des paillettes qui brillent.

Cela n'a pas râté chez nous, mais là où j'approuve totalement cette dérive consumériste est que je suis moi-même l'enfant de quelqu'un. En l'occurence de mon père (vous me direz, rien que du logique là dedans).

Bref, mon père m'a offert la lampe dont je rêvais. Cette lampe est assez grande, mais le carton qui la contenait encore plus grand.

J'avais donc ouvert mon cadeau et l'immense carton trônaît dans l'entrée. Il pleuvait donc pas moyen de faire sortir les 3 filles leurs 2 cousines qui commencaient à tourner en rond entre les poupons qui marchent, just dance 4 et les "fruits à découper".

Bref, il m'a pris comme une idée de génie de fabriquer un monstre avec cette boite en carton quasiment aussi grande qu'elles. Il va sans dire que cette idée de génie a été instanténement approuvée par les 4 plus jeunes. Il semblerait qu'a 15 ans, faire des monstres en cartons n'a rien de passionnant. Je trouve cela pour le moins étonnant, parce qu'a 30 ans, je trouve ca génial.

La construction du monstre ne s'est pas fait sans heurt, puisque bien entendu, il a fallu surmonter quelques bouderies dues à des contrariétés quant à la couleur des sourcils (ah... la démocratie quand on a 5 ans et la boite de feutres en main.... mais en même temps, qu'est ce qu'une couleur de sourcils dans la turpitude du monde actuel?).

Bref, mon beau frere à trouvé qu'il fallait faire des cheveux au monstre. ce qui était une très bonne idée.

Nous avons ensuite regardé le monstre, il était très beau, mais il lui manquait quelque chose. C'est alors que nous lui avons rajouté du poil aux aisselles. Maintenant, il est parfait.